festival de deauville J4 lundi 4 septembre

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Festival de deauville J4 lundi 4 septembre J4 :

Premier film de la compétition à 11h00 ce matin "Twelve and holding", le film étant suivi par la conférence de presse sur le film...


Michaël Cuesta réalisateur de "Twelve and holding"

Le réalisateur de "Twelve and holding" a convenu dans sa conférence de presse que son film n'avait pas eu grand succès aux Etats-Unis, un euphémisme pour expliquer que, non seulement les spectateurs américains n'aiment pas les films cyniques et n'y voient qu'un film sombre de plus, mais encore que mettant en scène des enfants dont un avec une arme, il passait directement dans la catégorie interdit au moins de 12 ans. Un moindre mal quand on sait que le précédent film de Michaël Custa L.I.E fut interdit aux moins de 18 ans... Le réalisateur escomptait pourtant un succès chez lui en voulant faire une sorte de "Stand by me" des années plus tard. Il cite plusieurs fois Gus Van Sant et Larry Clark et leurs films durs sur des ados (les deux réalisateurs semblent sa référence avec un R) à l'inverse des films des studios américains destinés aux adolescents qui ne leur montrent pas la réalité les concernant. En réponse à son obsession des ados, le film en projet n'y dérogeant pas, il confesse qu'il se sent près à passer à d'autres thèmes mais qu'il avait commencé par aborder ce qui était proche de lui par l'âge.



Mini-Pitch du film : la découverte de sentiments confus et inconnus chez trois ados dont l'un deux vient de perdre son frère jumeau, cette mort agissant comme un révélateur d'émotions nouvelles. Sortie en salles le 20 septembre.



Second film de la compétition à 15 h : "Little Miss Sunshine" : enthousiasmant, un vrai délire dans la salle...



Quelques mots sur le film : une comédie désopilante, intelligente et sensible sur le périple d'une famille de la middle-class américaine traversant le pays en voiture pour accompagner la petite Olive, 7 ans, à un concours de Miss. Une critique acide de la société américaine, de son endoctrinement au mythe du gagnant, de l'invasion des théories psys dans les conversations et les comportements assortie d'un règlement de compte des concours de beauté pour filllette déguisées en monstreuses femmes miniatures (on pense à la fameuse affaire Joan Bennett). Le film sortant après-demain dans les salles, je vous encourage à vous y précipiter car vous ne trouverez pas plus drôle et plus émouvant de longtemps... L'encourageante démonstration qu'un cinéma brillant qui ne se la joue pas et s'adresse à tous les publics, peut faire, avec peu de moyens, mille fois mieux que tous les blockbusters formatés qui coûtent cher du rire en encarts publicitaires! L'affiche jaune nous promet du soleil, c'est l'insolation! Ma critique du film bientôt sur le blog...


En sortant du film, le photocall du jury occupait le terrain du village US avec une belle foire d'empoigne pour prendre des photos dont un type odieux qui avait apporté son escabeau de ménage pour être à l'aise en surplombant la plèbe...


Amira Casar du jury du palmarès prédidé par Nicole Garcia

La Première de la soirée mettait en vedette l'actrice Ashley Judd dans "Come early morning" réalisé par une ancienne actrice qu'on verra arriver très en retard pour la présentation du film (sortant d'une interview, quelle bonne idée le soir de sa première!), une personne très sympathique au demeurant en robe de satin marron à manches longues et brushing de série américaine avec une voix très particulière qui fait penser à celle de Bette Midler...

Ashley Judd Joey Lauren Addams

Mini-pitch du film : une jeune femme dévouée le jour, débauchée la nuit, essaie de rompre avec le cercle infernal et renouer avec son entourage, le récit d'une tentative de rédemption. On croit démarrer avec une inspiration "Looking for Mr Goodbar" mais on est vite déçu, le film est anti-trash et nécessite un bon café pour ne pas somnoler... Remarquée à la projection, la sylphide Daphné Roulier, cheveux à la Jean Seberg et toute vêtue de jean blanc...
Sortie du film à une date non connue.






Publié dans Deauville 2006

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