"Le Jardin des Finzi-Contini" : Divine Dominique Sanda : avant-première méritante au cinéma Saint germain des Prés

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Dominique Sanda lundi 9 juillet au cinéma Saint Germain des Prés

6 heures d'horloge... pour aller voir "Le Jardin des Finzi-Conti" de Vittorio de Sica dans le cadre d’une avant-première organisée par Paris-Cinéma avec les mêmes problèmes que les soirs précédents : une salle trop petite, des parisiens à qui on a vendu des Pass illimités pour des séances fantômes et qui restent sur le carreau, la moitié de la salle étant encore une fois occupée par les invitations privées pour créer un événement médiatique. Faisant la queue depuis 18h30, 19h00, la plupart des festivaliers se sont vus refouler devant l’afflux des invités se bousculant à l’entrée. Mais contrairement à l’éprouvante séance de samedi soir pour "Elle s'appelle Sabine" de Sandrine Bonnaire avec une équipe Paris-Cinéma arrogante et passive pour envenimer les choses, sans parler de la gestion désastreuse du cinéma L'Arlequin, au cinéma Saint Germain de Prés, un directeur, seul, (heureusement ! ! !) qui sait faire un miracle, en deux mots, prendre ses responsabilités et un brin d’initiative : il décide très rapidement l’organisation d’une seconde séance pour les recalés et accepte la prévente des billets, ce qui est une exception notable dans ce chemin de croix pavé d’embûches et de frustrations qu’est devenu ce pseudo festival de Paris. Pourquoi avoir persisté alors ? Pour ce film que j’attends depuis tellement d’années… que j’ai vu autrefois, presque dans une autre vie… éblouie par son souvenir… je n’ai pu résister à la tentation de la voir, elle, la divine Dominique Sanda, annoncée pour présenter la reprise du film en copie restaurée, ce fameux Jardin des Finzi-Contini, un des plus beaux films du monde… Nous sommes sortis à minuit passé de la seconde projection comme une procession de spectateurs totalement silencieux, montant les escaliers de la sortie sans un seul mot, la tête encore dans le jardin des Finzi-Contini et pour longtemps… J’ai retrouvé ce film encore plus magnifique que dans mon souvenir, un moment de grâce et d’exception qui explique, si besoin était, pourquoi on devient cinéphile, cinéphage, cinéaddict, pour ces sensations-là, si rares, ces moments quasi célestes indescriptibles…


 

En attendant la seconde projection, l’entracte se jouait à la brasserie mitoyenne avec l’équipe de la distribution du film sabrant le champagne dont Ronald Chammah, l’homme providentiel à l’initiative du projet à qui l’on doit déjà "Baby boy Frankie", polar noir c’est noir d’un réalisateur génial tombé dans l’oubli (un des films préférés de Scorsese, existe désormais en DVD) et trois films de Zurlini qui vont d’ailleurs sortir bientôt en coffret : "Eté Violent", "Journal intime" et "La Fille à la valise" (on trouve pour le moment ce dernier seul en DVD). Zurlini qui devait tourner "Le Jardin des Finzi-Contini", en avait écrit une partie du scénario pour laisser finalement la place à Vittorio de Sica. A la même table, un pétulant convive débordant d’enthousiasme cinéphile, Jean Hernandez (Ocean films), qui accepte d’être pris en photo… Ayant sympathisé avec une dame dans la file d’attente, nous avons décidé de partager une collation tout en posant des questions à la table voisine (qui joue gentiment le jeu en nous répondant) sur pourquoi ce film aujourd’hui. "Le Jardin des Finzi-Contini" sortira donc en salles le 18 juillet et en DVD dans environ 1 an .


A la table voisine de la brasserie attenante au cinéma, Jean Hernandez (Ocean films) avec l'équipe distribuant le film (Ad Vitam)

Quand nous entrons enfin dans la salle, Dominique Sanda, en veste lamé vert vif et pantalon noir, attend les spectateurs dont la plupart sont bien entendu des inconditionnels et à qui elle va répondre très gentiment, elle m’autorisera ainsi à la prendre en photo, ravissante et intemporelle, le regard, le port de tête, la minceur, peu de choses ont changé en 35 ans… Apparemment accompagnée de son mari, il semble qu’elle habite aujourd’hui en Argentine. Aux côtés du fils deVittorio de Sica (mort en 1974), elle dira sur scène qu’elle vient de revoir le film et qu’elle a tant pleuré qu’elle n’a plus de larmes, puis, elle nous laisse, quel cadeau d’être restée quand la plupart des acteurs filent en douce dans le noir au début des projections, quel respect pour les spectateurs, oui, ça valait la peine d’attendre des heures et pour elle et pour "Le Jardin des Finzi-Contini" où elle est sublime et le mot est faible… Lire la critique du film…

Dominique Sanda (à g) et le fils de Vittorio de Sica (à d) au cinéma Saint Germain des Prés



Lire d'autres critiques de films avec Dominique Sanda : deux films de Benoit Jacquot : "Les Ailes de la Colombe" (avec isabelle Huppert d'ailleurs présente à la projection ce soir) et "Corps et biens"...


Publié dans Paris-Cinéma 2007

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Une des plus grandes actrices françaisesJe partage ce que vous dites sur Dominique Sanda.. . je n'étais pas à cette rétrospective mais , en tombant par hasard, sur votre blog, je repense à ma jeunesse lointaine, et à ces deux filmds qui m'ont marqué plus que d('autres, à savoir le Jardin des Finzi-Contini et le Conformiste.. Dominqie Sanda est probablement une des plus cinq plus grandes actrices françaises, depuis que le cinéma existe... les Français ne s'en sont pas aperçu (encore). Je souhaite que les films avec Dominqie Sanda soient visibles sur les grandes chaines de télé: le public découvrira l' interprétation si subtile de cette grande actrice qui irradie le mystère et l'élégance. On comprend pourquoi les plus grands réalisateurs lui ont fait tenir le rôle clé de films qui s'avèrent être chaque fois des chefs d'oeuvre du cinéma international des années 1970/1980..
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