"Le Jardin des Finzi-Contini" : Divine Dominique Sanda : avant-première méritante au cinéma Saint germain des Prés

En attendant la seconde projection, lentracte se jouait à la brasserie mitoyenne avec léquipe de la distribution du film sabrant le champagne dont Ronald Chammah, lhomme providentiel à linitiative du projet à qui lon doit déjà "Baby boy Frankie", polar noir cest noir dun réalisateur génial tombé dans loubli (un des films préférés de Scorsese, existe désormais en DVD) et trois films de Zurlini qui vont dailleurs sortir bientôt en coffret : "Eté Violent", "Journal intime" et "La Fille à la valise" (on trouve pour le moment ce dernier seul en DVD). Zurlini qui devait tourner "Le Jardin des Finzi-Contini", en avait écrit une partie du scénario pour laisser finalement la place à Vittorio de Sica. A la même table, un pétulant convive débordant denthousiasme cinéphile, Jean Hernandez (Ocean films), qui accepte dêtre pris en photo Ayant sympathisé avec une dame dans la file dattente, nous avons décidé de partager une collation tout en posant des questions à la table voisine (qui joue gentiment le jeu en nous répondant) sur pourquoi ce film aujourdhui. "Le Jardin des Finzi-Contini" sortira donc en salles le 18 juillet et en DVD dans environ 1 an .

A la table voisine de la brasserie attenante au cinéma, Jean Hernandez (Ocean films) avec l'équipe distribuant le film (Ad Vitam)
Quand nous entrons enfin dans la salle, Dominique Sanda, en veste lamé vert vif et pantalon noir, attend les spectateurs dont la plupart sont bien entendu des inconditionnels et à qui elle va répondre très gentiment, elle mautorisera ainsi à la prendre en photo, ravissante et intemporelle, le regard, le port de tête, la minceur, peu de choses ont changé en 35 ans Apparemment accompagnée de son mari, il semble quelle habite aujourdhui en Argentine. Aux côtés du fils deVittorio de Sica (mort en 1974), elle dira sur scène quelle vient de revoir le film et quelle a tant pleuré quelle na plus de larmes, puis, elle nous laisse, quel cadeau dêtre restée quand la plupart des acteurs filent en douce dans le noir au début des projections, quel respect pour les spectateurs, oui, ça valait la peine dattendre des heures et pour elle et pour "Le Jardin des Finzi-Contini" où elle est sublime et le mot est faible Lire la critique du film
Dominique Sanda (à g) et le fils de Vittorio de Sica (à d) au cinéma Saint Germain des Prés